05/05/20Global Issues 

Editorial from A.Meyssonnier Mediterranean Water Institute

We are very happy to publish this CORONA interview with our Treasurer, Alain MEYSSONNIER, who is also the Chairman of the Mediterranean Water Institute

The interview is originally in French, but an English version is also available in PDF.

FRENCH VERSION

ENGLISH VERSION

 

Some Extracts::

"Élémentaire, le premier des gestes barrières demande de l’eau et de l’eau potable ! Le président de l’Institut méditerranéen de l’eau, Alain Meyssonnier, rappelle, dans cette tribune (*) pour Gomet’, que 20% de l’humanité n’a pas accès à l’eau potable et plaide pour que le monde développé ne se focalise pas uniquement sur la pandémie qui le frappe, mais prenne aussi en compte les pandémies mortelles qui tuent des centaines de milliers de personnes, et surtout des enfants, au Sud."

 

 

"Le premier geste barrière rappelé à chaque instant par les responsables de santé et les médias dans le monde entier, c’est : « Lavez-vous les mains régulièrement » ! Sauf qu’aujourd’hui 20 % de la population mondiale n’a toujours pas accès à une eau potable et plus de 30 % à un système d’assainissement digne de ce nom."

"À quand l’accès à l’eau potable et l’assainissement pour tous ? Nous ne connaissons pas encore toutes les retombées de cette nouvelle pandémie, en termes de santé publique, mais aussi sur le plan du développement économique des pays de l’OCDE et bien entendu des pays en voie de développement avec ses conséquences en termes de survie. Mais espérons qu’elle mobilisera au-delà des experts, les sociétés civiles du monde entier sur l’urgence de donner accès à l’eau potable et à l’assainissement à tous et qu’enfin les dirigeants de la planète considèrent cet enjeu comme leur premier devoir."

 

 

"Pour nous recentrer sur la Méditerranée « Hot Spot mondial », s’il en est en termes de stress hydrique, la disponibilité d’eau douce pourrait encore diminuer de 10 à 15 % au cours des 20 prochaines années alors que la population continue de croître et que le développement économique et du tourisme sur toute la région connaissent également une perspective de croissance continue en dehors de la parenthèse Covid-19. Cela ne manquera pas d’imposer également de nouvelles contraintes pour l’agriculture qui représente sur la région entre 70 et 80 % des usages. Cette année, en juin prochain les pays du Maghreb s’attendent à une baisse de l’ordre de 50 % de leur production de céréales."